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SOYEZ HARDIS A NOTRE PLACE !
Réponse (4 novembre 2009) des services du président du Parlement européen, Jerzy Buzek, à notre courrier du 21 septembre (à lire après la réponse). Une réponse de politicien bien sûr. C'est nous qui sommes aux manettes mais c'est à vous de prendre les initiatives dès que l'on parle de démocratie. Chaque membre du collectif va solliciter ses députés européens comme nous le conseille Jerzy Buzek.
Messieurs,
Le Président du Parlement européen a bien reçu votre courrier par lequel vous demandez l'introduction du vote blanc dans les procédures de vote de notre institution et, particulièrement, lors de l'élection du Président de la Commission européenne.
Le Président du Parlement européen m'a chargé de vous répondre.
Jerzy Buzek, en 2008
Les dispositions concernant le vote dans le cadre des travaux du Parlement européen sont stipulées dans le Règlement du Parlement européen adopté en juillet 2009, au Titre VI - sessions, Chapitre 5 - Quorum et vote. Lors des votes, les députés ont la possibilité de voter "pour", "contre" ou de s'abstenir. Le règlement actuellement en vigueur ne prévoit pas un vote blanc.
Le système de vote actuel semble satisfaire les députés européens et les nécessités du travail du Parlement européen vu que les députés n'ont pas jugé utile de le changer lors de l'adoption, en juillet 2009, d'un nouveau Règlement de notre institution.
Pourtant, je peux vous informer que, selon l'article 112, Titre XII - Application et modification du Règlement du Parlement européen, tout député européen peut proposer des modifications à ce Règlement et à ses annexes, accompagnées, s'il y a lieu, de justifications succinctes.
Ces propositions de modification sont traduites, imprimées, distribuées et renvoyées à la commission compétente, qui les examine et décide de les soumettre ou non au Parlement.
Les amendements au Règlement ne sont adoptés que s'ils obtiennent les suffrages de la majorité des membres qui composent le Parlement.
Par conséquent, je vous suggère, si vous le souhaitez nécessaire, de sensibiliser les députés européens de votre pays sur cette question. Toute proposition de modification du Règlement destinée à changer les modalités de vote qui sera présentée sera ensuite examinée en respectant les dispositions réglementaires en vigueur au niveau du Parlement européen.
Vous trouverez la liste des députés européens de votre pays en consultant le site internet de notre institution, à l'adresse suivante :
Dans l'espoir que ces informations puissent vous être utiles, veuillez agréer, Messieurs, l'expression de mes sentiments distingués.
Jean-Louis COUGNON Chef de division
Le collectif écrit au president du Parlement européen, Jerzy Buzek.
Monsieur le Président,
Le 16 septembre, les députés européens ont élu le président de la Commission européenne. Un seul candidat se présentait. Ce n’est pas ce qui caractérise la démocratie, qui reposerait plutôt sur la contradiction. L’Union européenne, que l’on attend comme un guide dans l’évolution démocratique en Europe, ne devrait pas se satisfaire d’une telle situation. Les députés européens pouvaient ne pas partager les opinions du candidat en présence ; le bulletin ‘contre’ leur permettait de faire connaître leur opposition. D’autres considéraient qu’il est l’homme idoine ; ils pouvaient voter ‘pour’. Mais les autres, ceux qui n’étaient pas convaincus par l’homme, ses idées, sans pour autant le rejeter, ou, surtout, ceux qui considéraient que ce choix unique était un non sens… Que leur offrait-on comme bulletin pour s’exprimer pleinement ? Rien. Le vote blanc semble ne pas exister dans la société en construction de l’Union européenne. Ils n’ont pu que s’abstenir. 117 l’ont fait. Le maximum jusqu’à présent atteint, en 2004, culminait à 44.
Le vote blanc aurait dû être possible mais en plus, il aurait dû être équivalent à un suffrage exprimé. Nous avons affaire, avec les députés européens, à des électeurs très responsables. Pourquoi les limiter à un vote sommaire, binaire ? La subtilité des opinions est-elle contraire à l’Union européenne. Celle-ci se méfie-t-elle tant du peuple que cela rejaillit sur ses représentants ? Nous aimerions plus de hardiesse.
Pourriez-vous nous dire, Monsieur le Président, pourquoi la question du vote blanc est absente des sujets de réflexion de la construction européenne ?
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes respectueuses salutations.
Le collectif a envoyé le courrier ci-dessous au Haut-Commissaire en charge de la Commission des Nations-Unies aux droits de l'homme, Mme Louise Arbour.
Toutes les organisations de droits de l'Homme ont pour but la défense des droits de l'Homme.
Notre démarche se caractérise par la volonté de ne pas seulement défendre, mais aussi d'étendre les droits de l'Homme.
Pour nous les droits de l'Homme sont une conquête permanente qui doit accompagner le développement dans tous les domaines : économique, scientifique, industriel, culturel... Les droits de l'Homme sont une dynamique. Car ne pas avancer est reculer.
Cette action est donc philosophique puisqu'elle repose sur la conviction que les libertés ne sont pas arrêtées.
Elle s'appuie sur une base incontestable: la Déclaration française des droits de l'Homme en 1789 et la Déclaration universelle des Nations unies de 1948. Notre devoir est désormais de poursuivre l'œuvre entreprise en la prolongeant sans modifier ce qui a été reconnu.
Les Déclarations de 1789 et 1948 tracent un projet de société en termes de libertés. Projet de société qu'il faut enraciner.
Notre objectif est, selon la même méthode, à l'étape suivante, de tracer le projet de société pour le début du troisième millénaire.
Les droits nouveaux ne peuvent être reconnus que par les parlements nationaux, les Nations unies ou leurs organisations régionales (Conseil de l'Europe, O.U.A., O.E.A.). Nous ne jugeons pas utile d’imposer une liste de droits nouveaux. Il nous paraît plus judicieux de rajouter un article qui rende l’individu actif et apte à faire progresser les droits au fur et à mesure de l’évolution de nos sociétés.
Nous proposons : « Toute personne a le devoir de s’impliquer dans la gestion de la société. La communauté s’engage à prendre en compte l’opinion de chacun. »